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Lettre d'une adhérente

 

 

Publié le 19 novembre 2019

 

 

Surprise et inquiète de voir à quel point beaucoup ne perçoivent pas les implications de la présence du voile dans le cadre scolaire.
Lorsque j’envoie mes enfants à l’école, je ne les livre pas à l’espace public, lorsqu’ils se promènent en ville, font du sport dans un club ou vont au cinéma avec des copains, ils sont dans l’espace public où ils vont côtoyer la diversité sociale et c’est très bien ainsi.
La victimisation a décidément une redoutable efficacité. Et ce n’est pas parce que l’on a mauvaise conscience à cause du passé colonial, à cause de l’état des banlieues, qu’il faut accepter ce qui n’est rien d’autre que du communautarisme ou du sentimentalisme mal compris (pauvre maman traumatisée au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté). Accepter que dans les « quartiers» on tolère le port de signes religieux ostentatoires dans des lieux où ils n’ont que faire, (l’école) c’est  mettre en danger l’unité nationale et l’Etat républicain la loi devenant adaptable et variable au gré des circonstances. A partir de là, il ne peut plus exister d’unité nationale. Il se pourrait que des listes communautaristes voient le jour pour les municipales avec des élus à la clé. L’état républicain, laïc, est menacé par le RN, nationaliste identitaire, sexiste, homophobe, raciste, voire fasciste, et tout autant par le surgissement de communautarismes, c’est- à- dire de groupes sociaux identitaires (ethnie, genre, orientation sexuelle,, religion…) Ces groupes se caractérisent parfois par des revendications  liées à des formes de discrimination ou d’inégalité et parfois aussi par des formes de repli et de revendications conflictuelles à visées politiques et de rejet de la communauté nationale.
Ce n’est pas en cédant à ces revendications pour de mauvaises raisons ( tolérance, crainte d’être accusé de racisme, mauvaise conscience, pseudo internationalisme, ou, moins avouable, basses préoccupations électorales), que l’on répondra à des attentes justifiées, c’est en agissant sur les causes à l’origine des discriminations qui nourrissent les réflexes identitaires. C’est donc par l’action politique et militante. Et ceci vaut pour tous les signes d’appartenance religieuse quelle que soit la religion concernée. Faire du voile la question majeure pour transformer le combat laïc en racisme anti-musulman est une faute lourde qui donne du grain à moudre à tous les extrémismes sectaires.   

                                                                                                                Une adhérente du MS21